La culture en sphagnum
Aussi apellé sphaigne
C'est en mars 2008 que j'ai commencé la culture en sphagnum, cela fais donc 3 mois que je pratique cette méthode de culture.
Comment ce pratique t' elle ?
Comment arroser et à quelle fréquence ?
Que faire avec les orchidées qui ont besoin de repos ?
Comment et à quel fréquence apporter de l'engrais ?
Comment va se comporter l'orchidée avec ce nouveau substrat ?
Y aura t' il assez de circulation d'air pour éviter l' asphyxie des racines et la pourriture de celles-ci ?
Autant de questions auxquelles il a fallu que je trouve des réponses.
Fort heureusement un producteur de sphaigne à Ste Maxime (83) m'apporta les réponses à mes questions.
Pour ce qui est de la circulation de l'air et de l' asphyxie racinaire aucune crainte de ce côté: la sphaigne a 35 % d'air contre 15% pour le terreau
la sphaigne retient jusqu'à 4000% d'eau mais est radine elle ne redistribue pas cette eau l'orchidée est donc obligée d'aller lui 'voler'
la sphaigne est un produit naturel qui ne se décompose pas même après 10 ans
le PH de la sphaigne est de 4 en moyenne mais n'affecte pas les cultures comme la terre. Son PH est dans sa matière ce qui permet toutes les cultures que l'on souhaite, aussi bien en mélange acide qu'en mélange calcaire
du fait de son PH acide, il n'y a pas de risque de pourriture
la sphaigne étant un produit naturel, elle résiste très bien aux engrais
Donc après 3 mois de culture en sphagnum, j'expose ici mes premières constatations.
Les premières orchidées que j'ai mises dans la sphaigne sont des Phalaenopsis, des Oncidium, des Pleurothallis et des Miltassia.
Après quelques désagréments dû au déménagement entre Lyon et Nice, où j'ai eu du mal à doser les arrosages, j'ai eu quelques pourritures de racines sur des Phalaenopsis, et ayant du mal à les rattraper en culture traditionnelle, j'ai décidé de tenter le tout pour le tout et de les passer en sphagnum.
Quelle ne fut pas ma surprise de voir que, non seulement les pourritures avaient cessé ,mais que la plante refaisait des racines, des feuilles et une tige florale.
Je décide donc de dépoter la plante pour voir comment cette résurrection s'est produite.
Je m'aperçois que la plante à développé un système racinaire assez conséquent.
A la suite à cette observation, je passe toutes mes plantes en sphagnum (même les plantes vertes en pots).
Comment ce pratique t-elle ?
Les règles d'or pour réussir cette méthode de culture sont pour ma part :
faire tremper la sphaigne 15 mn minimum avant utilisation
ne pas tasser la sphaigne autour des racines pour permettre à l'air de circuler
Comment arroser et à quelle fréquence ?
Un arrosage une fois par semaine si le sphagnum s'est desséché, pour la culture en pot plastique, et un peu plus rapproché pour une culture en pot de terre.
Que faire avec les orchidées qui ont besoin de repos ?
Depuis que je suis a Nice , j'ai pu me fabriquer une petite serre et les températures que j'y enregistre sont très satisfaisantes puisque j'obtiens un minimum en hiver de 13°C la nuit et un maximum de 40°C le jour. Ces écarts de températures me permettent de continuer les arrosages sans nuire aux floraisons puisque les plantes ont des variations de températures très importantes.
Comment va se comporter l'orchidée avec ce nouveau substrat ?
Les orchidées ont un temps d'adaptations pour ce faire à ce nouveau milieu.
Mais une fois cet épisode passé, c'est le système racinaire qui en profite le plus.
De l'humidité, de l'air et aucune gène pour les racines font que celles-ci ce développent à vitesse grand V ( 1 cm à 1,5 cm par mois) c'est rapide pour une orchidée, quand on connaît leur lenteur de pousse.
Comment et à quel fréquence donner de l'engrais ?
Comment? Avec les arrosages que je fais au pulvérisateur, la sphaigne supportant parfaitement les engrais.
A quel fréquence ? Une fois par mois me semble suffisant vu la rapidité avec laquelle se développent les orchidées.
Mes constatations
Les vieux pseudo-bulbes des orchidées qui sont dans le sphagnum comme les Oncidium, les Brassia ou les Coelogyne se remettent à faire des pousses, ce qui fait que les plantes au lieu de pousser en ligne se ramifient plus et forment de plus belles touffes.
Conclusion
Hormis le Dendrobium densiflorum et un de mes nobile, toutes mes orchidées sont dans la sphaigne, même les Paphiopedilum qui réclament du calcaire . Toutes se développent très bien mais cela ne fait que 3 mois. Je vais donc surveiller de près, attendre que les grosses chaleurs passent et vous tenir informé des constatations que j'aurai récoltées cet été et les influences -s'il y en a- sur les floraisons, c'est tout de même ce qui nous intéresse le plus. Dans l'immédiat les jeunes pousses sont nombreuses et fort belles et les floraisons des Phalaenopsis et Oncidium sont nombreuses et de belle qualité. Une petite précision esthétique, les tâches noires disgracieuses sur les feuilles d' orchidées n'apparaissent plus sur les jeunes pousses.
Voilà , à dans 3 mois pour la suite du feuilleton
 Gilles COLIN














